- S'habiller pour ressembler à
ceux de son groupe
-
- Le vêtement est souvent moins
important que la situation dans laquelle on le porte
- Les autres pourraient juger ridicule ou impoli
que l'on ne soit pas habillé comme le demande la
circonstance. Sur certaines invitations, la tenue souhaitée
est précisée afin d'éviter les erreurs (par
exemple, "tenue de ville" ou "tenue de soirée
exigée"). Même sans précision, chacun sait que
sa tenue vestimentaire sera regardée par les autres
d'après la coutume de la situation. On ne s'habille pas de
la même façon pour assister à une partie de
chasse, à un match ou à un mariage.
-
- Les classes sociales n'ont pas toutes les
mêmes codes
- Dans les milieux modestes, il reste souvent
important de "s'endimancher" pour une sortie. En revanche, les
gens que leur métier oblige à s'habiller
élégamment toute la semaine sur leur lieu de
travail, profitent volontiers des jours de repos pour adopter,
même au dehors, une tenue plus
négligée.
-
- La rupture volontaire du code de son milieu
peut devenir un nouveau code
- Certains, notamment parmi les jeunes, refusent
de se plier aux habitudes de leur milieu et adoptent
volontairement des coiffures ou des vêtements
différents, parfois provoquants. Mais on s'aperçoit
souvent que ce refus des règles crée de nouvelles
règles. Pour faire partie de la bande, il est
recommandé, sinon obligatoire, d'adopter les mêmes
choix (cheveux longs ou rasés, vêtements
tailladés ou cloutés, etc.). C'est donc la preuve
que, pour tous, vêtements et parures sont un signe
d'appartenance au groupe.
-
- Des vêtements différents pour
les hommes et les femmes
- Dans toutes les sociétés,
l'habitude exige généralement que les hommes
s'habillent différemment des femmes. Même lorsqu'il
n'existait pour tous que des tuniques ou des robes, celles-ci
n'avaient pas la même forme et la même longueur pour
les deux sexes. Au milieu du XIXe siècle, alors que tous
les hommes portaient le pantalon, c'était une provocation
pour une femme, comme George Sand, d'en mettre un. Un compromis
fut trouvé ensuite, pour les femmes
élégantes, avec la veste de tailleur qui ressemblait
à un veston d'homme, à la condition de la porter sur
une jupe. La différence dans l'habillement a tendance
à disparaître de plus en plus de nos jours. Il n'est
plus choquant qu'une femme porte un pantalon et un blouson.
Néanmoins, seuls les Ecossais échappent au ridicule
en portant un kilt en forme de jupe.
-
- Enfants et adultes
- Pendant très longtemps, à part
les jeunes enfants qui portaient tous une robe, les jeunes
s'habillaient ensuite comme les adultes de leur milieu. Seule la
taille différait. C'est à la fin du XIXe
siècle qu'on admit que les jeunes avaient besoin de
vêtements leur permettant de donner libre cours à
leurs gestes et qu'on habilla les garçons de culottes
courtes et les fillettes de robes ne descendant pas jusqu'aux
chevilles. Il exista désormais une mode pour enfants.
Curieusement, ce furent les adultes qui eurent tendance à
raccourcir leurs vêtements, peut-être pour se
rajeunir.
-
- Le costume de sa région
- Autrefois, les habitants d'un pays ou d'une
région portaient des vêtements adaptés
à leur façon de vivre, à leurs traditions et
aux matières qu'ils pouvaient se procurer. Il existait une
grande variété de costumes locaux. C'est au XIXe
siècle que les paysannes de nos diverses provinces
voulurent se différencier par des coiffes
différentes dans chaque région et parfois chaque
village. N'oublions pas que ces costumes, souvent très
beaux, servaient uniquement dans les fêtes et non dans la
vie de tous les jours où le vêtement était
beaucoup plus simple. Actuellement, sauf dans les manifestations
folkloriques, ces costumes tendent à
disparaître.
-
- Le costume de son pays
- Il existe des survivances des
différences vestimentaires d'autrefois, mais il faut dire
que c'est surtout au niveau des clichés et des
préjugés. Il est plus facile de schématiser
l'Allemand en culotte de cuir et chapeau à plume, l'Anglais
avec chapeau melon et parapluie, voire le Chinois avec natte et
chapeau conique. Ces clichés ont peu de rapport avec la
réalité quotidienne, mais ils ont la vie dure et
sont parfois l'indice d'un certain racisme. En
vérité, du fait de la standardisation du
vêtement, on peut rarement reconnaître l'origine d'un
touriste uniquement au costume qu'il porte.
-
- Parfois une affirmation d'appartenance
à son groupe d'origine
- Certains choix vestimentaires sont au
contraire une manifestation d'appartenance à une
collectivité. Dans leur pays, beaucoup d'Africains ont
adopté le jean et le tee-shirt, mais, immigrés en
Europe, certains choisissent parfois de revêtir leur costume
traditionnel comme preuve d'attachement à leur
culture.
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- Le costume de son métier
- Depuis l'époque des corporations, les
métiers traditionnels se différenciaient souvent par
le costume, surtout parce que celui-ci était adapté
à leur profession. De nos jours, quelques-unes de ces
coutumes vestimentaires n'ont pas disparu : un boucher ne
s'habille pas comme un pâtissier; la coiffe du boulanger est
différente de la toque du chef cuisinier. Il faut observer
que certaines professions ont conservé une tenue
très ancienne, par exemple, toutes celles qui concernent la
justice, les ambassades et même, dans les pays
traditionnalistes, l'université. L'académie
française reste le symbole de ces traditions
vestimentaires.
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- Les costumes sportifs
- Chez les sportifs, la tenue tient compte de
l'exercice corporel nécessaire dans chaque sport. Un
sauteur en hauteur ne s'habille pas comme un footballeur. Dans les
sports collectifs, il est indispensable à chaque joueur de
voir de loin qui fait partie de son équipe ou de
l'équipe adverse. D'où les maillots de couleur
différente.
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- Le costume du chef
- Dans toutes les sociétés, le
chef porte un vêtement qui le différencie des autres.
Cela peut se limiter à un manteau, à une coiffure
(par exemple, la couronne), à un bâton symbolique. De
plus en plus, cette différence ne se montre que dans des
cérémonies particulières. De nos jours, on
remarque le chef plutôt à l'entourage qui
l'accompagne qu'au vêtement qu'il porte.
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- Le costume religieux
- Dans presque toutes les religions, le
prêtre se distingue par sa tenue vestimentaire. Le
prêtre de l'ancienne Egypte portait une peau de
léopard. C'est dans la religion catholique que la tenue
était la plus réglementée. Chaque
congrégation de moines ou de religieuses avait une tenue
particulière. Cette tradition reste en vigueur dans la
hiérarchie religieuse: un simple prêtre s'habille en
noir, un évêque en violet, un cardinal en rouge et le
pape en blanc.
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- L'uniforme militaire
- Les uniformes militaires ont été
codifiés par Turenne, ministre de Louis XIV. Depuis,
différents types d'uniformes servent à distinguer
non seulement l'armée de terre, la marine et l'aviation,
mais dans chaque arme les fonctions militaires (fantassins,
artilleurs, blindés, etc.). Les chefs se distinguent par
des galons ou des étoiles portés sur leur uniforme
ou leur képi.
-
- De nombreux uniformes civils
- Au XIXe siècle, de très nombreux
métiers furent créés qui, tous, devaient se
différencier par un uniforme particulier. Dans les chemins
de fer, existaient des uniformes différents distinguant le
chef de gare de l'employé, du contrôleur, du
lampiste, du porteur, etc. Le prestige de l'uniforme s'emparait
des établissements scolaires et universitaires qui
imposaient une tenue identique à tous les
élèves.
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- La diminution actuelle du nombre
d'uniformes
- Deux guerres mondiales ont probablement
modéré l'attirance de l'uniforme. En dehors des
militaires, les métiers conservant un uniforme sont ceux
qui doivent signaler clairement leur fonction (agent de police,
douanier, contrôleur, pompier, hôtesse, etc.). Seuls
certains établissements sélectifs, comme
l'école Polytechnique, maintiennent l'uniforme en certaines
occasions. Néanmoins, quand on voit un grand nombre de
cadres d'entreprise, on peut se demander si le costume-cravate ne
constitue pas un nouvel uniforme.
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- Des vêtements qui protègent du
danger
- Chez les guerriers, la cuirasse du
légionnaire romain, la cotte de maille ou l'armure au Moyen
Age, actuellement le gilet pare-balle sont d'abord des moyens de
protection. Pour certains sports, le vêtement comporte une
protection du corps (des jambes en hockey, du thorax et du visage
en escrime). Dans certains cas, le vêtement professionnel
constitue une protection appropriée, par exemple, contre le
feu, l'eau, l'absence d'air, les irradiations. Parfois, cela se
limite au casque de chantier et aux chaussures de
sécurité. Dans d'autres cas, il faut une combinaison
étanche et un masque. A l'extrême, un
véritable scaphandre pour les spacionautes.. A l'inverse,
ce n'est pas pour lui que le chirurgien s'habille
spécialement, mais pour protéger le malade qu'il
opère des microbes qu'il pourrait transporter malgré
lui.
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- Au Carnaval, on se
déguise
- A toutes les époques, il était
permis, certains jours de l'année, de se travestir avec des
vêtements inhabituels, parfois pour se moquer de gens plus
puissants ou plus riches. A cette occasion, chacun peut choisir le
vêtement d'un autre pays, d'une autre époque, d'un
autre métier, changer de sexe ou inventer selon son
goût. Les personnages de la comédie italienne
(Pierrot, Colombine, Arlequin) ou les héros du moment sont
souvent utilisés. Parfois, un masque empêche de
reconnaître celui qui est déguisé. Même
quand il ne s'agit pas d'un carnaval officiel, une grande
fête est souvent l'occasion de se travestir.
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